L’année 2009, année de crise économique globale, n’aura épargné aucun pays. Malgré son statut de « championne de crise » en zone euro, la France a souffert, et ses ténors également. Les entreprises du CAC40 ont bouclé leur campagne d’annonce de résultats et le bilan, plutôt attendu, établit deux constats clairs : le premier est que les bénéfices nets des 40 plus grandes sociétés de la place de Paris ont reculé de 20% en moyenne. Le deuxième constat est qu’il existe d’importantes disparités entre les firmes et les secteurs.

20 % de baisse par rapport à l’année 2008, ce n’est pas rien. Et par rapport aux 100 milliards de bénéfices en 2007, c’est un grand vide. Ces 47 milliards d’euros de bénéfices, ceci dit, sont à relativiser selon les firmes et les secteurs qui constituent l’indice vedette parisien.

Effectivement, comme à l’école, il y a de bons élèves, et de moins bons.

Bons élèves : en nette progrès, continuez !

Le secteur financier a été, malgré ce qu’on aurait pu imaginer, le gagnant de ce cru 2009. Le rebond des marchés a aidé les banques et assurances à mener à la hausse leurs résultats. Ainsi, BNP Paribas a atteint un bénéfice net de 5.8 milliards d’euros, soit 93% d’augmentation sur un an. L’assureur AXA a lui fait encore mieux en pulvérisant son dernier bénéfice et en affichant une hausse de 290%, à 3.6 milliards d’euros.

Outre le secteur financier, les secteurs défensifs ont relativement bien résisté en 2009. Ainsi, Sanofi-Aventis signe la 3ème place des performances du CAC, avec un bénéfice de 5.2 milliards d’euros (+37%). Edf également a été solide, avec un profit en hausse de 12%, à 3.9 milliards d’euros.

Mauvais élèves : résultats mauvais, redressez-vous !

2009 a été pour d’autres un vrai calvaire. En tête des contres performances, et de loin, la firme au losange. Renault a effectivement vu son résultat s’enfonçait loin, très loin. Avec une perte de plus de 3 milliards d’euros (, le constructeur automobile ne pourra que faire mieux en 2010. La prime à la casse instaurée par le gouvernement aura sans doute amoindri la casse, et heureusement. Son concurrent Peugeot faire légèrement mieux, en ne faisant une perte « que » de 1.16 milliards d’euros. Dans le bas du classement, on retrouve d’autres valeurs cyclique, comme Unibail-Rodamco (-1.4 milliards d’euros) ou encore EADS (-700 millions d’euros).

Côté actionnariat, 5 sociétés du CAC ne distribueront aucun centime en dividendes : on retrouve logiquement Renault, Peugeot, EADS, Alcatel Lucent et STMicroelectronics.

Carlos Ghosn, pensif, à affronter l'année la plus noire de Renault

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