Actuellement, il faut mieux être averti pour intervenir sur les marchés. La volatilité est revenue, après l’épisode Goldman Sachs et la Grèce, qui décidemment est toujours en pleine tourmente.

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Photo du français centralien Frabrice Tourre, l'un des accusés dans l'affaire Goldman (source : facebook)

En quelques mots, l’affaire Goldman Sachs à Londres (et son opérateur français Fabrice Tourre, déjà surnommé le nouveau Kerviel Outre Atlantique) a insisté un peu plus sur le fait que l’image des banques n’était pas prête à redevenir blanche. Nous verrons bien si la SEC  a eu raison de mener une enquête, toujours est-il qu’en attendant, les valeurs bancaires souffrent énormément (-5.71% sur les 5 derniers jours pour BNP, -5.66% pour la SG). Quant à la banque d’investissement américaine, elle mérite évidemment qu’on lui tombe dessus. Leurs pratiques d’escrocs doivent cesser. Je rappelle en deux mots qu’on accuse Goldman Sachs d’avoir vendu des produits risqués, adossés à des crédits subprimes, à des clients qui en ignoraient tout. Par ailleurs, elle a misé sur la baisse de ces titres qu'elle vendait, sachant très bien que ca allait être le cas (car titres pourris) Bref, après avoir aidé la Grèce à trafiquer ses comptes, c’est la suite logique …

Les grecs justement, parlons-en. Alors qu’on pensait que la panique avait cessé (plan d’aide européen prêt à être mis en œuvre, levers de fonds réussis sur les marchés, bien qu’à des taux très élevé, etc.), elle est revenu hier, sans prévenir. La nouvelle est venue tout droit de l’institut de statistiques européens (Eurostat). Celui-ci à corrigé le déficit 2009 de la Grèce à la hausse, portant le taux précédent de 12.7% à 13.6%. De plus, Eurostat stipule que ce chiffre pourrait être porté à 14% du PIB, compte tenu de certaines incertitudes persistantes.

Dans la foulée, les marchés européens ont plongé et l’agence de notation Moody’s a logiquement dégradé la note Grecque, de A2 à A3.

La grande fébrilité des marchés contraste avec tout un ensemble de bonnes nouvelles, macro et micro économiques. Effectivement, la saison des résultats a révélé beaucoup de bonnes surprises. Ainsi, Apple, Microsoft, Mc Donald, l’Oréal, American Express et bon nombre d’autres sociétés ont affiché des résultats en hausse. D’un point de vue macro économique, la consommation française a repris du poil de la bête au mois de mars, progressant de 1.2%. En Grande Bretagne, malgré un ralentissement de la reprise, la croissance s’est accrue de 0.2% au premier trimestre 2010.