Ce qui se passe sur les marchés actuellement est passionnant. Inquiétant, certes, mais passionnant.


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Un trader en pleine réflexion ... les Etats inquiètent




A peine le plan d'aide à la Grèce bouclé, les marchés craignent une contagion sur le reste de l'Europe. Le plan d'aide à la Grèce (un peu plus de 100 milliards d'euros d'aide, 80 milliards environ des pays membres de l'euro et le reste du FMI) n'a donc rassuré personne. En même temps, ce plan est un plan d'aide. Il aidera la Grèce à ne pas déraper encore plus, mais il ne rétablira évidemment pas la structure financière du pays.

Le risque maintenant, c'est celui de la contagion. Après la Grèce, on sait que des pays comme l'Irlande, le Portugal ou encore l'Espagne risquent de voir la notation de leur dette se dégrader d'avantage. Bref, les prochaines semaines risquent d'être très volatiles, et on suivra évidemment l'activité des agences de notation de près.

Petite aparté sur les agences de notation d'ailleurs, et les déclarations politiques qui ont été faites à leurs égards ces derniers temps. On a entendu plusieurs ministres et membres du gouvernement (Largarde notamment) critiquer ces agences, en remettant en cause leur légitimié, leur rapidité et leur influence sur les marchés. Effectivement, je peux comprendre qu'on pense que ces agences ont une influence énorme sur les marchés financiers. Mais ces agences ne notent-elles pas la performance des finances des pays que ces mêmes gouvernements ont mis en place ? A un moment donné, il faut remettre les choses à leurs places.  Peu importe de ce que l'on pense des agences de notation (je rappel que 3 d'entre elles représentent 95% du marché...), nos politiques n'ont pas leur mots à dire. Les premiers responsables des dettes faramineuses, ce sont eux. Point.

En tout cas, ce contexte fait beaucoup de mal à la monnaie unique. L'euro s'est aujourd'hui encore bien degradé pour s'établir à 1,3005 dollars. Ça fait du mal pour l'image, mais c'est également un grand bol d'air frais pour nos sociétés internationales, notamment celles qui produisent en zone euro, et vende en zone dollar (EADS est l'exemple le plus adapté). Les exportations européennes risquent de s'améliorer avec cette baisse de l'euro, même si d'un autre côté les importations seront plus chères, et donc, au final, les prix finaux également.

J'attends avec grand intérêt les semaines prochaines. La saison des résultats, aussi bonne qu'elle fut, n'a pour le moment aucun droit sur l'inquiétude des investisseurs sur les dettes des Etats. En tout cas, il ne fait pas bon d'être en zone euro actuellement...