Une information est parue cette semaine, et de manière étrange, elle n’a ni fait polémique et encore moins scandale. Pourtant, on est en droit de se poser beaucoup de questions.

Goldman Sachs, la banque d’affaires américaine la plus controversée au monde, a annoncé pour le premier trimestre 2010 un profit de 3,3 milliards de dollars, soit une hausse d’environ 50% sur un an. Jusque là, rien d’extraordinaire.

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G.S a fait une autre annonce, pour le moins intéressante. Les traders de GS ont gagné, durant les 63 jours du 1er trimestre, sans exception, des gains journaliers d’une somme moyenne de 25 millions de dollars. Pas un seul jour de perte. Même pas quelques millions de dollars de perte, même pas un seul jour.

 

Alors que la banque est toujours au cœur de l’affaire Fabrice Tourre, cette nouvelle ne soigne pas son image. Comment peut-on gagner, à tous les coups, tous les jours, des sommes aussi conséquentes. La banque annonce même que les trading profits auraient dépassé les 100 millions de dollars durant 35 jours (sur 63 !).

Comme le dit Marc Fiorentino, d’Allofinance, « Quand on gagne à tous les coups, soit c'est qu'on n'a que des traders géniaux et quand on a vu Fabrice Tourre on a vite compris que ce n'était pas le cas, soit on triche, mais on sait que Goldman est trop subtil pour compter les cartes tous les jours dans les casinos, soit on joue le rôle de la banque dans le casino, c'est à dire qu'on gagne toujours et que c'est le client qui perd ».

 

Ces performances sont à méditer et étonnamment, nos amis politiques, ceux qui ont tellement parlé des banques et de leurs activités de spéculation, ceux qui se sont tellement dit prêt à tout pour combattre cette spéculation folle, se sont parfaitement abstenus. Etrange, non ?