Bercy vient de publier les chiffres officiels des niveaux de la dette et du déficit de la France. Sans surprise, la dette de la France continue son interminable ascension. Elle était d’environ 800 milliards d’euros en 2000, elle s’élève aujourd’hui à 1 489 milliards d’euros (soit une hausse de 86% en 10 ans et 77.6% du PIB).

Le problème du déficit public, largement heurté par les mesures anticrises, a explosé. Il atteint 7.5% du PIB, soit un peu moins de 145 milliards d’euros.

Les traités européens sont évidemment loin, très loin d’être respecté. Pour rappel, tout pays membre de la zone euro doit avoir une dette inférieure à 60% du PIB et un déficit public inférieur à 3%du PIB. La France, comme l’ensemble de ses voisins, n’a pu tenir ces mesures limitatives. Et quand on entend dire par Bercy que d’ici 2013 les niveaux seront inférieurs aux directives européennes, on a envi de rire. Le gouvernement table pour cela sur une croissance de 2.5% à compter de 2011.

Malgré ces niveaux peu encourageants, l’agence de notation Fitch a décidé de conserver son triple A pour la notation de la dette française. Parmi les meilleures notes (Allemagne et USA sont notés également AAA), la France est le pays le plus endettée, proportionnellement à son PIB. L’agence Fitch a notamment expliqué cette excellente note en se basant sur la très bonne tenue de notre pays face à la crise : une chute en 2009 que de 2% du PIB, et un secteur bancaire qui n’a eu besoin que d’un léger renforcement (comparativement à Londres ou à Washington).

Au final, pas d’inquiétudes selon Fitch sur les finances de la France, qui reste même un excellent créancier.

Maintenant, quid des analyses des agences de notation qui n’ont pas toujours eu de grandes qualités de prévisions